Le football africain vient de connaître l'une de ses pages les plus sombres. La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, qui devait être une célébration du talent africain, s'est transformée en un véritable cauchemar arbitral. Une polémique qui soulève une énième fois la question de la compétence et de l'intégrité de l'arbitrage sur le continent.
Un but refusé sans VAR, puis un penalty imaginaire avec VAR
Le scénario de cette finale restera gravé dans les mémoires comme un exemple parfait de tout ce qui ne va pas dans l'arbitrage africain. Alors que le match était serré, le Sénégal pensait avoir ouvert le score. Un but magnifique qui aurait dû récompenser la domination des Lions de la Téranga. Mais non ! L'arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo a annulé ce but pour une faute inexistante. Et le plus incompréhensible dans tout cela ? Il ne s'est même pas donné la peine de consulter la VAR ! Une décision prise à la légère, sans vérification, qui a scandalisé le monde du football.
Comme si cela ne suffisait pas, à la 90e+8 minute, le même arbitre a accordé un penalty au Maroc après - cette fois-ci - avoir consulté la VAR. L'ironie est cruelle : la VAR est utilisée pour siffler un penalty imaginaire, mais pas pour valider un but légitime. La faute présumée ? Un contact entre Malick Diouf et Brahim Díaz si léger qu'il relève plus de la simulation que de la faute réelle. Dans n'importe quel championnat européen digne de ce nom, cet épisode n'aurait même pas mérité un second regard.
Mais voilà, nous sommes en Afrique, où l'arbitrage continue de faire figure de parent pauvre du football continental. Ces deux décisions hallucinantes posent une question fondamentale : comment peut-on refuser un but légitime SANS consulter la VAR ET siffler un penalty imaginaire AVEC la VAR dans la même finale de CAN ?
L'arbitrage africain : un problème systémique
Ce n'est pas la première fois, et ce ne sera malheureusement pas la dernière. L'arbitrage africain souffre d'un manque criant de formation, de rigueur et parfois même d'honnêteté. Les soupçons de corruption qui planent régulièrement sur les compétitions de la CAF ne font qu'aggraver une situation déjà catastrophique.
Les joueurs sénégalais ont eu raison de quitter temporairement le terrain. Face à une telle injustice, face à un arbitrage qui bafoue les principes les plus élémentaires du sport, la protestation était non seulement compréhensible, mais nécessaire. Sadio Mané, dans un moment de lucidité et de leadership, a su ramener ses coéquipiers sur la pelouse. Mais son geste ne devrait pas faire oublier l'essentiel : ce but aurait dû être validé, et ce penalty n'aurait jamais dû être accordé.
Quand la VAR devient une arme à géométrie variable
L'utilisation sélective de la VAR dans cette finale est tout simplement scandaleuse. Un but refusé sans même la consulter, puis un penalty accordé après consultation. Cette incohérence flagrante soulève de graves questions : pourquoi l'arbitre n'a-t-il pas voulu vérifier le but sénégalais ? Avait-il peur de ce qu'il allait voir ? Ou pire encore, savait-il déjà ce qu'il voulait décider ?
La VAR devrait être un outil au service de la justice sportive, pas une arme utilisée de manière arbitraire selon les convenances de l'arbitre. Dans cette finale, elle est devenue le symbole même de l'incompétence et peut-être même de la malhonnêteté qui gangrenent l'arbitrage africain.
Heureusement pour le football africain et pour la justice sportive, Brahim Díaz a raté son penalty. Une Panenka mal exécutée, facilement captée par Édouard Mendy, qui a sauvé l'honneur d'une finale déjà entachée. Le Sénégal a finalement remporté le trophée 1-0 grâce à un but tardif, mais la victoire a un goût amer tant l'arbitrage a tenté de la lui voler.
La CAF doit agir
Cette finale catastrophique doit être un électrochoc pour la Confédération Africaine de Football. Il est temps de reconnaître que l'arbitrage africain n'est pas à la hauteur des enjeux. Il est temps d'investir massivement dans la formation des arbitres, d'adopter des critères de sélection plus rigoureux, et de mettre en place des mécanismes de contrôle efficaces.
Il est également urgent d'établir des protocoles clairs sur l'utilisation de la VAR. On ne peut pas accepter qu'un arbitre refuse de consulter la VAR pour un but et décide de la consulter pour un penalty douteux quelques minutes plus tard. Cette incohérence est inacceptable et nourrit tous les soupçons.
Le football africain mérite mieux que ces polémiques à répétition. Les joueurs africains, qui brillent dans les plus grands championnats du monde, méritent un arbitrage à la hauteur de leur talent. Les supporters méritent des finales décidées sur le terrain, pas dans les controverses arbitrales.
Le Sénégal est champion d'Afrique 2025. Une victoire méritée, mais ternie par l'incompétence arbitrale. Une fois de plus, le football africain sort perdant d'une finale qui aurait dû être une fête.
Note de la rédaction : Cet article reflète l'indignation légitime face à des décisions arbitrales incompréhensibles qui ont failli gâcher la finale de la CAN 2025. Le débat sur la qualité de l'arbitrage africain n'est pas nouveau, mais il devient urgent d'y apporter des réponses concrètes.




